Bienvenue
en l'abbaye de
Vauluisant
Cette
ancienne abbaye Cistercienne du XII ème siècle vous offre un total
dépaysement. Dans un parc
arboré de plus de 7 hectares clos de hauts murs, vous découvrirez un ensemble
de bâtiments restaurés au
XVIème siècle. De la grange à
dîmes, aux dépendances en passant par la chapelle et le moulin, vous remontrez
neuf siècles de notre Histoire.
Un
bref historique
C'est
en 1127 qu'un
groupe de moines du monastère de Preuilly, en Seine et Marne, vint s'établir dans la petite vallée de l'Alain. Ces religieux suivaient la règle de Cîteaux conformément
aux usages des compagnons de saint Bernard, ils choisirent de fonder la nouvelle abbaye au sein de la forêt,
en un lieu largement pourvu d'eau et éloigné de toute habitation. Le site de la future abbaye n'était, en 1127, qu'un lieu sauvage et marécageux.
En quelques mois, les cisterciens le transformèrent profondément, édifiant
une vaste digue de terre pour contenir et détourner les eaux de l'Alain.
Le 1er avril 1129, les travaux étaient suffisamment avancés
pour que l'archevêque de Sens, Henri Sanglier, vienne consacrer les lieux
réguliers.
L'abbaye atteint sa maturité dans les années 1140.
La
seconde moitié du
XIIème siècle fut consacrée à la mise en valeur du domaine.
Pour cultiver les terres trop éloignées de l'abbaye, les cisterciens créèrent
des granges (Beauvais, Toucheboeuf, Livanne, Cérilly, Armentières) confiés à des
frères convers qui y vivaient en communauté comme au monastère. Les clairières
furent mises en culture et les bois essartés, mais les moines exploitèrent
aussi le fer et l'argile, créant des forges et des tuileries. Les productions
dépassant ses besoins, Vauluisant fit commerce de ses surplus en les vendant
sur les marchés de Troyes de Sens et de Provins.
Le
XIIIème siècle vit l'apogée de la puissance de Vauluisant. Mais
dès
la fin du règne de saint Louis les premières difficultés apparurent, querelles
de voisinage, puis désordre
de la guerre de Cent Ans.
Au
cours du XIVème siècle et au début du XVème siècle, l'abbaye
fut plusieurs fois attaquée, ses domaines furent pillés et ses moulins
ruinés. Le rétablissement
de l'autorité royale en Sénonais, à partir de 1438 permit aux moines de
reconstituer leur patrimoine.
Les religieux s'employèrent à obtenir de Charles VII confirmation de leurs titres
de propriété et de leurs droits et privilèges puis, sous l'autorité d'abbés énergiques,
ils commencèrent à réparer les désastres consécutifs à cent ans d'abandon.
A
l'aube du XVIème siècle, Vauluisant avait retrouvé sa prospérité.
C'est l'abbé Antoine Pierre, élu en 1502, que revient le mérite d'avoir
transformé l'abbaye
médiévale en un vaste ensemble Renaissance.
Il restaura les cloîtres et les lieux monastiques. Le séjour y était si agréable
que le roi François 1er y vint plusieurs fois tenir sa cour. Tant de richesses
excitaient la convoitise et provoqua la démission de l'abbé Antoine Pierre.
Odet de Coligny se fit nommer abbé de Vauluisant, avec lui commence le régime
de la commende, c'est à dire l'attribution des biens
ecclésiastiques à des séculiers ou des laïcs au détriment de la bonne gestion
du monastère. A ceci s'ajoutèrent les troubles des Guerres de Religion : le
13 octobre 1562, une troupe armée pénétrait dans l'abbaye et
ruinait l'église. Entre 1571 et 1576 monastère et dépendances étaient à nouveau
pillés.
En 1636, à l'instigation du cardinal de Richelieu, la réforme fut introduite à Vauluisant : les anciens religieux quittèrent les lieux pour céder la place à un groupe de cisterciens réformés. Ceux-ci essayèrent de reconstituer le domaine, en rachetant une partie des terres dilapidées. Mais les
bâtiments qui n'avaient guère été restaurés depuis l'abbé Antoine Pierre étaient en fort mauvais état comme nous l'apprend la visite d'experts en 1684.
En 1692, l'abbé Camille le Tellier fit exécuter un dessin à vol d'oiseau de l'abbaye conservé
aujourd'hui à la Bibliothèque Nationale, document très précieux qui permet de voir la
distribution des différentes constructions dans l'enclos monastique.
Au
début du XVIIIème siècle, Vauluisant apparaîssait à ceux qui la visitaient
comme l'une des plus belles abbayes de l'ordre de Cîteaux.
Grâce à la vente des coupes de bois dont l'abbaye était fort riche, les moines
vont entreprendre d'importants travaux de restauration sur l'église mais aussi
sur le cloître, le dortoir, le réfectoire et la maison
abbatiale.
Dans
les vingt premières années du
XIXème siècle, l'abbaye ne fut qu'un grand chantier de démolition. En 1835,
le domaine fut acheté par Léopold Javal , homme d'affaires qui décida de faire
revivre Vauluisant en une ferme modèle.
Propriété des familles Javal , puis Gamby, Vauluisant ressuscite peu à peu.
En 1965,l'ancienne chapelle Sainte Madeleine était restaurée, puis la grange
dîmière et les anciens communs ont retrouvé leur aspect grâce aux efforts
de Monsieur Jean Gamby, père de Madame Viviane Demoulin Gamby, actuelle
propriétaire de l'Abbaye de Vauluisant.
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